Quel sont les maladies des tomates ?

Salut les potagistes amateurs ou aguerri, aujourd’hui je vais ouvrir un premier chapitre sur les maladies de nos légumes saisonniers, ce premier chapitre sera sur les maladies que peuvent avoir les tomates. Les tomates sont sujettes à de nombreuses maladies, notamment lors d'été pluvieux. Mildiou, oïdium, botrytis, alternariose, cul noir, maladie bronzée... Comment identifier ces différentes maladies, comment les éviter et les traiter ? Petit récapitulatif pour poser votre diagnostic !


Le mildiou

Le mildiou est la maladie la plus redoutée pour les tomates. Il peut anéantir une récolte (ainsi que les plants !) en quelques jours. Le mildiou est causé par un champignon. Il apparaît par temps doux et humide : les étés pluvieux lui sont très favorables. Les premiers symptômes consistent en des taches vert foncé sur le bord des feuilles ; les lésions deviennent rapidement grises, puis brunes. Les tiges sont également affectées (elles brunissent), de même que les tomates, qui se tachent de brun et prennent un aspect de cuir marbré. Aux derniers stades de l'infection, les plants de tomate semblent grillés.


Botrytis ou pourriture grise

Les tomates sont souvent sujettes à cette maladie cryptogamique qui se développe par temps humide et moyennement chaud (18-20°C). De larges taches brunâtres apparaissent sur les feuilles et les tiges, puis se couvrent d'un feutrage caractéristique, gris ou beige, de type moisissure (d'où le nom de "pourriture grise") ; ces lésions sont également présentes sur les fruits. Les dégâts du botrytis peuvent être plus ou moins importants selon les conditions climatiques. Une serre mal aérée favorise également l'apparition de la maladie.


Oïdium de la tomate

Maladie bien connue des jardiniers, l'oïdium, ou maladie du blanc, n'épargne pas la tomate... On le reconnaît facilement : les feuilles et les tiges sont poudrées de blanc, les folioles finissent par se déformer et sécher, les jeunes pousses s'étiolent... C'est surtout au printemps, puis à la fin de l'été, que ce champignon fait des ravages : il apprécie une certaine humidité et des nuits fraîches.


Alternariose chez la tomate

Les symptômes de l'alternariose chez la tomate débutent sur les folioles et les pétioles, par de petites taches jaunes virant rapidement au brun-noir, nécrotiques, circulaires et aux contours nets, d'environ 5mm de diamètre, qui s'étendent progressivement de manière concentrique ; les tiges peuvent aussi présenter des taches grises ou brunes, elliptiques et concentriques. Contrairement au mildiou (qui en outre ne provoque pas de taches d'aspect concentrique), l'alternariose attaque en premier lieu les feuilles âgées.

Les fruits peuvent aussi être touchés : au point d'attache de la tomate, des taches noires, en creux, de 1 ou 2 cm de diamètre, apparaissent ; ces lésions s'aggravent souvent avec l'arrivée d'autres champignons qui profitent de ces points d'entrée pour se développer, et engendrent des zones de pourriture humide plus ou moins étendues sur les fruits.

L'alternariose, si elle se déclare sur de jeunes plants, peut anéantir la récolte ; si elle apparaît plus tardivement, on peut espérer sauver une partie des tomates en coupant (et en brûlant) toutes les parties atteintes.

Des températures douces et de l'humidité (pluies, rosées matinales, condensation sous une serre ou un tunnel) sont des facteurs favorisants pour cette maladie dont les spores et le mycélium survivent d'une année sur l'autre dans le sol et les débris végétaux. A noter que les semences d'une plante atteinte sont contaminées : ne récupérez pas les graines de tomates issues d'un plant porteur d'alternariose.


L’anthracnose de la tomate

L'anthracnose, quoique moins courante que les maladies précédentes, peut aussi s'observer chez la tomate. Le feuillage se tache de brun et prend un aspect desséché aux endroits atteints, et les tomates présentent des taches rondes, "en creux", d'abord décolorées, puis noires en leur centre.


La maladie bronzée de la tomate

La maladie bronzée de la tomate est causée par un virus transmis par des insectes piqueurs, notamment les thrips. Ce phytovirus provoque de petites taches décolorées virant au brun clair sur les feuilles et les tiges, et des taches de décoloration sur les fruits. Il n'y a aucun traitement possible.


Cul noir ou nécrose apicale

Le "cul noir" n'est pas une maladie due à un agent pathogène : il est causé par un déséquilibre en calcium dans les tomates, généralement causé par un arrosage irrégulier (phases de stress hydriques alternant avec des arrosages très abondants). Ce problème se manifeste uniquement du côté opposé au pédoncule (donc opposé au point d'attache du fruit), sous forme d'une tache noire nécrotique. Le meilleur moyen d'éviter cela est de pailler le sol pour conserver l'humidité et d'arroser régulièrement.


La chlorose

La chlorose provoque une légère décoloration du feuillage qui vire au vert clair, voire au jaune, entre les nervures. Ce phénomène n'est pas lié à une maladie mais à une carence nutritionnelle.


Eclatement des fruits

Enfin, citons l'éclatement des fruits : courant après une forte pluie, ce phénomène se traduit par une large fissure dans la peau de la tomate (généralement proche de sa maturité), sous l'effet de l'afflux d'eau dans les fruits après un arrosage brutal et très copieux (ou des pluies importantes) faisant suite à un épisode de sécheresse. Récoltez rapidement les fruits fendus si le temps est humide, car les moisissures ont tôt fait de s'y installer.


Le mieux c’est de prévoir que de guérir

Comme toujours, mieux vaut miser sur la prévention, d'autant que nombre de maladies cryptogamiques sont très difficiles, voire impossibles à éradiquer une fois déclarées... Quelques mesures préventives à appliquer :

  • Espacez suffisamment les pieds au moment de la plantation afin de favoriser une bonne aération ;

  • Ne mouillez jamais le feuillage lors des arrosages et arrosez de préférence le matin ;

  • Arrosez régulièrement et paillez le pied : un plant de tomate assoiffé est plus fragile face aux agressions ;

  • Inspectez régulièrement le feuillage de chaque plant et supprimez les parties de la plante présentant des signes d'infection ;

  • Pratiquez la rotation des cultures (pas de tomates cultivées deux années de suite au même endroit.

  • Ne cultivez pas de pommes de terre à proximité des tomates (ces deux Solanacées sont sujettes à des maladies communes) ;

  • Cultivez autant que possible vos tomates sous une serre ou un tunnel bien aéré (protection relativement efficace contre le mildiou).

12 vues0 commentaire