Ces insectes qui nous embêtent dans le potager partie 4

Salut les potagistes amateurs ou aguerri, aujourd’hui je vais ouvrir un chapitre sur ces insectes qui nous embêtent dans le potager ce jour les doryphores. La pomme de terre est la cible favorite de cet insecte, qui s'attaque également à l'aubergine et parfois à la tomate. Pour sauver vos récoltes et limiter les traitements, une surveillance régulière est nécessaire...

Ces petites bêtes s'attaquent surtout aux solanacées, avec une préférence marquée pour les pommes de terre. Larves et adultes dévorent les feuilles et les tubercules abandonnés à même la terre.

Au potager, on constate les premiers dégâts sur le feuillage vers avril / mai, lorsque les doryphores adultes qui ont hiverné à 30 cm sous terre s'attaquent aux repousses de l'an passé. Il faut reconnaître ces attaques.


Surveillez vos pommes de terre ; tâchez de détecter les pontes (des dizaines d'œufs jaune-orangé, en amas serrés sur la face inférieure des feuilles).


Risque de confusion

Quelques trous dans le feuillage peuvent également signaler la présence de limaces ou de chenilles.


En prévention

La rotation des cultures constitue le premier remède. Comme le doryphore passe l'hiver sous terre, si à son réveil au printemps il trouve au même endroit son met de choix... Peu de chances qu'il disparaisse de la circulation ! Comptez 3 ans avant de replanter des pommes de terre sur la même parcelle. Au début du printemps, supprimez les repousses de pommes de terre qui contribuent à nourrir les adultes à leur réveil. De la même façon, n'abandonnez pas de tubercules sur le terrain au moment de la récolte, même abîmés ou de petit calibre.

Comme souvent, un jardin accueillant une faune diversifié résiste mieux. Les coccinelles mangent leurs œufs ; les étourneaux, corneilles et autres merles s'en prennent aux larves et aux adultes. Suffisant seulement si l'infestation est limitée...

Planter quelques pieds d'ail parmi les pommes de terre, de la cataire ou un ricin en bordure contribuerait à éloigner les doryphores : ça ne coûte rien d'essayer !


En curatif

Ecrasez les pontes ; ramassez et détruisez les insectes dès leur apparition.

Si vous devez recourir à un insecticide anti-doryphore, attendez que les larves aient la grosseur d'un grain de blé avant de traiter : l'efficacité du produit de contact sera meilleure. Préférez les traitements utilisables en agriculture biologique, comme les pyréthrines naturelles, ou le Bacillus thuringiensis .

Vous pouvez aussi essayer un traitement à base d'huiles essentielles.

Cycle de vie des doryphores

Après des années et des années de lutte chimique, ce parasite ne faisait plus tellement parler de lui. Mais avec le réchauffement climatique, et les cultures raisonnées, il arrive désormais qu'il se remette à pulluler. D'où l'important de bien connaître son mode de vie, pour l'éliminer efficacement.

L'adulte passe l'hiver dans le sol, à une trentaine de centimètres de profondeur.

Il sort de terre lorsque la température de cette dernière atteint les 10°C.

Il s'accouple dès que le mercure dépasse les 15°C ; la femelle doryphore pond 10 jours plus tard ses grappes d'œufs sous les feuilles de pommes de terre.

Les larves rouge brique éclosent au bout d'une semaine et dévorent chacune jusqu'à 40 cm² de feuillage pendant 2 à 3 semaines, avant de se nymphoser dans le sol.

Les doryphores adultes, coléoptères aux élytres jaune paille ornés de rayures noires, apparaîtront à l'été. Ils engloutissent jusqu'à 10 cm² de feuilles… par jour !

Si les conditions leur sont favorables, on peut observer 2, voire 3 générations de doryphores par an. Pas vraiment le meilleur ami du potager !

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