Ces insectes qui nous embêtent dans le potager

Salut les potagistes amateurs ou aguerri, aujourd’hui je vais ouvrir un chapitre sur ces insectes qui nous embêtent dans le potager ce jour la punaise verte. Cet insecte fort répandu peut causer des dégâts à plus de 30 familles de végétaux ! Piqueur suceur, il attaque tous les organes de la plante pour se nourrir de sève. Apprenez à l'identifier, et découvrez les moyens de lutte biologiques... L'odeur de punaise, ça vous rappelle quelque chose ? Comme la plupart de ses congénères proches la punaise verte utilise ses glandes odoriférantes comme moyen de défense. Des sécrétions vraiment très malodorantes qui doivent souvent lui sauver la vie...

Depuis les années 1990, elle pose des problèmes croissants aux maraîchers produisant sous serre... et plus récemment aux jardiniers amateurs.

La punaise verte s'intéresse surtout aux aubergines, poivrons et tomates : piqûres aux extrémités de la plante ou à la base des boutons floraux, qui provoquent leur dessèchement et peuvent réduire la récolte de façon importante. Piqûres également sur les fruits, qui menacent leur bonne conservation. Elle s'intéresse aussi aux concombres et aux haricots, sur lesquels ses ponctions provoquent des déformations.

Sur les crucifères, notamment sur les choux, les punaises ne sont pas les mêmes, mais leurs piqûres peuvent provoquer elles aussi le flétrissement des feuilles et ralentir la croissance.

Les premiers adultes peuvent être observés dans les jardins à partir d'avril/mai, venant de divers abris, voire des maisons. Après l'accouplement, la femelle pond 20 à 80 œufs de couleur blanc cassé, en forme de petits tonnelets, disposés en nid d'abeille, le plus souvent sur la face inférieure des feuilles. Le premier stade larvaire ne dure qu'un jour ou deux. Ce n'est qu'au second stade que les larves commencent à se disperser sur la plante pour s'alimenter.

Insecte piqueur-suceur, la punaise verte possède un rostre qui lui permet de perforer le végétal et de prélever la sève dont il se nourrit. Plus le printemps est chaud, plus la durée des différents stades larvaires est courte et les dégâts précoces.

Les adultes hivernent dans les structures des serres ou des tunnels, dans les cabanes de jardin ou dans les maisons.

Comment lutter contre ?

Aucun produit de traitement chimique n'étant actuellement homologué pour lutter contre cet insecte, et les dégâts chez les maraîchers allant croissant, la recherche commence à s'intéresser à la punaise verte.

Plusieurs parasitoïdes spécifiques ont été identifiés dans le monde. Une petite guêpe noire, naturellement présente en France, vient parfois pondre dans les œufs de punaises (les œufs parasités prennent alors une teinte grisâtre). Mais son efficacité s'est montrée décevante lors des premiers lâchers expérimentaux en culture sous abri.

La prévention passe par l'installation de filets à l'entrée de la serre ou du tunnel pour éviter l'entrée d'adultes. A l'échelle d'un jardin, il est possible de chercher les plaques d'œufs sous les feuilles d'aubergines et de tomates pour les écraser. Faute de l'avoir fait et une fois les larves dispersées, vous pouvez tenter de les ramasser dans un bocal – avec beaucoup de patience et en vous bouchant le nez... La roténone étant désormais interdite, il n'y pas d'insecticide bio susceptible d'empêcher les dégâts.

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